AccueilFinanceL’entreprise normande AIM placée en redressement judiciaire

L’entreprise normande AIM placée en redressement judiciaire

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De son côté, la direction des abattoirs AIM tente de mettre en place un tour de table avec d’éventuels investisseurs français et étrangers afin de redresser la situation critique de l’entreprise. 

Un marché du porc en crise

A l’instar de l’entreprise Gad en Bretagne, sauvée de la faillite par l’intermédiaire d’une filiale d’Intermarché, les Abattoirs Industriels de la Manche sont victimes d’une crise de grande envergure dans le secteur de la viande de porc. La concurrence espagnole et allemande ainsi que la guerre des prix entre les différents distributeurs français ont eu de graves répercussions sur la trésorerie des industries porcines. AIM a également souffert de l’embargo russe sur le porc, privant la société normande d’une part de ses débouchés à l’export.

L’entreprise appartenant à la coopérative porcine Cap 50 a déjà fait l’objet d’une procédure d’alerte et de différents accords entre créanciers et partenaires. Les collectivités locales s’étaient également impliquées dans le dossier en investissant dans les actifs immobiliers du groupe français. Ces solutions ne semblent pas avoir été suffisantes puisque le placement en redressement judiciaire a été prononcé.

La crainte des licenciements

Les abattoirs AIM qui affichent un chiffre d’affaires de 246,7 millions d’euros et ont réalisé l’abattage de 81 000 tonnes de bétail l’an passé, doivent désormais trouver d’autres alternatives pour résoudre leurs difficultés. Un porte-parole du groupe normand a ainsi analysé la situation : « Il nous faut aujourd’hui trouver des solutions d’adossement à un ou plusieurs investisseurs afin d’assurer la pérennité de l’entreprise ».

L’ombre des licenciements plane sur les salariés des abattoirs qui exploitent deux sites industriels, dans la Manche et en Ille-et-Vilaine. Faisant référence au plan de licenciement de 200 personnes sur 755 mis en place chez Gad, le délégué CFDT Johnny Poisnel déclare : « Un repreneur oui, mais à quelles conditions ? Nous, ce qu’on ne veut pas, c’est un petit Gad ». 

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