AccueilEntreprendreL’industrie française s’attaque au prometteur marché iranien

L’industrie française s’attaque au prometteur marché iranien

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Le 28 janvier 2016, l’Iran et la France ont conclu plusieurs accords commerciaux pour un montant qui pourrait atteindre 15 milliards d’euros lors de la visite officielle du président iranien.
Selon le Président iranien Hassan Rohani : « pour atteindre une croissance de 8%, nous avons besoin de 30 à 50 milliards de dollars d’investissements étrangers ». « C’est un nouveau chapitre de nos relations qui s’ouvre aujourd’hui », a annoncé François Hollande.

Airbus fournira 118 avions à l’Iran…

Depuis les débuts de l’embargo américain de 1995, les compagnies aériennes d’Iran ne pouvaient pas acheter les appareils et les pièces détachées des constructeurs d’Occident. Elles ont actuellement besoin de 400 à 500 avions de ligne dans la prochaine décennie a indiqué le chef de l’aviation civile iranienne en avril 2015.

Avec la levée de l’embargo, Iran Air va ainsi commander 118 avions à Airbus. Le contrat est estimé entre 9,2 et 10,1 milliards d’euros, lesquels seront répartis entre les différents actionnaires, notamment les principaux : les gouvernements français et allemand qui détiennent chacun 10,9% des actions et le gouvernement espagnol (4,12%).

La commande est conséquente pour l’européen Airbus, qui souffre d’un manque de dynamisme commercial et doit faire face à une nouvelle concurrence, le chinois Comac. L’Iran a ainsi commandé au constructeur aéronautique douze A380, seize A350-1000, quarante-cinq A320 et quarante-cinq A330.

… et Vinci, Bouygues et ADP superviseront des travaux aéroportuaires.

Pour accueillir cette nouvelle flotte, Bouygues ConstructionVinci et Aéroport de Paris (ADP) ont signé des protocoles d’accord économique  pour « la conception, la construction et la supervision des travaux » de trois aéroports en Iran, selon l’Elysée.

Bouygues et ADP réaliseront une extension de l’aéroport de Téhéran et Vinci, qui a signé en plus un protocole d’accord d’« exploitation de nouveaux terminaux », s’occupera des aéroports de Mashhad et d’Ispahan. Selon Vinci, l’aéroport de Mashhad  « dessert la deuxième plus grande ville iranienne, dont les lieux saints attirent chaque année plus de 20 millions de pèlerins » avec 8,2 millions de passagers. Quant à Ispahan, c’est le 5ème aéroport d’Iran : il a accueilli en 2014 près de 2,6 millions de passagers.

Total achètera entre 150 000 et 200 000 barils d’or noir par jour

Les échanges commerciaux se feront dans les deux sens. Total compte ainsi acheter « entre 150 000 et 200 000 barils par jour » de pétrole brut, à destination de l’Europe et des raffineries françaises, a annoncé Patrick Pouyanné, PDG de Total.  L’Etat perse, par sa production journalière de 2,8 millions de barils, a un sol qui représente la quatrième réserve de pétrole au monde. De plus, l’Iran espère augmenter cette production de 500 000 barils par jour durant les mois suivant la levée des sanctions, puis doubler la quantité à un million au bout d’un an.

Total s’est aussi engagé à révéler des données techniques qui serviront à estimer le potentiel de développement de quelques gisements dans le pays.

PSA investira jusqu’à 400 millions d’euros dans l’automobile… mais avec des contreparties

PSA Peugeot Citroën compte investir jusqu’à 400 millions d’euros sur cinq ans avec Iran Khodro, constructeur automobile iranien qui fournit le marché national et exportateur. La société publique iranienne, qui produit environ 1 000 000 de véhicules par an, se place d’ailleurs parmi les vingt premiers constructeurs automobiles au monde. Les deux groupes travaillaient déjà ensemble, Iran Khodro assemblant de nombreux modèles Peugeot.

Le constructeur français investira jusqu’à 400 millions d’euros pendant cinq ans. En contrepartie du contrat, PSA devra utiliser 40% de composants automobiles produits dans l’Etat perse pour les voitures qui seront par la suite commercialisés en Iran. Cette clause est illégale en droit européen mais l’Organisation Mondiale du Commerce la tolère étant donné le statut de pays émergent de l’Iran.

Cette co-entreprise devrait ainsi veiller à la production des véhicules dans une usine de la région de Téhéran.

Coopération entre la SNCF et les chemins de fer iraniens

De son côté, la SNCF coopérera avec les chemins de fer iraniens notamment pour l’exploitation des gares et le développement des lignes à grande vitesse. Le jumelage des gares françaises et iraniennes et le développement des transports urbains et périurbains seront aussi au programme. Selon la SNCF, « un comité mixte entre les deux entreprises va définir les projets prioritaires, les contractualiser, puis en assurer le suivi ». « On comprend que les investissements à long terme de l’Iran dans les transports seraient de 50 milliards d’euros, dont 20 milliards d’ici à 2025 », a déclaré Diego Diaz, directeur des projets internationaux à la SNCF.

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